16 avril 2007

Indices (d’absence) de libéralisme

> politique, ubique — Copeau à 13:49

Lu dans Le Figaro : la palme de l’originalité revient à Laurence Boone, chef économiste France de Barclays Capital qui a établi, à l’attention de ses clients, un « indice du libéralisme des candidats ». Notés de - 4 à + 4 (pour le moins libéral au plus libéral) le classement n’est pas une surprise en soi. Mais les notes si : avec - 1,8 pour Ségolène Royal et + 1,6 pour Nicolas Sarkozy, les candidats affichent des programmes économiques plutôt modérés.

«Sarkozy n’est pas un ultralibéral »

« Comparé aux standards internationaux du libéralisme, Nicolas Sarkozy n’est pas un ultralibéral », explique Laurence Boone. Les critiques contre la BCE et son interventionnisme supposé coûtent des points au candidat UMP. « Remettre en cause la gouvernance de l’euro pourrait conduire à son affaiblissement et risque de relancer l’inflation, ce qui serait contre-productif », estime Laurence Boone. En revanche, Nicolas Sarkozy gagne du terrain sur sa rivale socialiste avec l’assouplissement du temps de travail et sa volonté de réduire le coût de l’emploi des salariés les moins productifs. « L’inverse de Ségolène Royal, dont la promesse de ramener le smic à 1 500 euros va renchérir le coût du travail non qualifié », estime Laurence Boone. Si les électeurs sont encore indécis, les investisseurs étrangers, eux, savent à quoi s’en tenir.