13 avril 2007

A propos des blocages de la société française

> philosophique — Copeau à 11:00

Tocqueville écrivait : « Le gouvernement ayant ainsi pris la place de la Providence, il est naturel que chacun l’invoque dans ses nécessités particulières ».

Son jugement, issu de l’Ancien Régime et la Révolution, évoquait au milieu du XIXe siècle une situation du début du XVIIe, et qui… reste encore parfaitement vraie aujourd’hui. Il y a chez le commun des mortels français, un amour intact pour la vie de fonctionnaire, malgré les récentes polémiques au sujet de l’ENA. Fonctionnaires du reste victimes d’une surqualification massive dans leurs fonctions, d’où il résulte pour eux une amertume sans borne.

C’est d’autant plus frappant que dans bien des pays, au contraire, l’Etat peine à recruter.

C’est l’incertitude que les Français veulent éviter (souvenez-vous de la crise du CPE), tout comme du temps de l’Ancien régime, lorsque la société était structurée et prévisible.

Alors que le mouvement du monde exige de plus en plus d’interdépendance et de coopération.

On pourrait ainsi citer de nombreux exemples de mauvaise adéquation des moyens aux besoins, et cette liste est tout sauf exhaustive :

-   il est presque impossible d’obtenir l’envoi des professeurs les plus expérimentés dans les classes les plus difficiles
-  la géographie de l’implantation de la police et de la gendarmerie est restée inchangée de 1942 à 2002, année où elle commence à être réformée
-  en 2000, DSK a perdu son portefeuille de ministre des Finances pour avoir voulu fusionner deux directions de son ministère afin d’abaisser le coût et de faciliter la collecte de l’impôt, pourtant une des plus onéreuses d’Europe
- il y a huit fois plus de centres des impôts par million d’habitants en France qu’en Angleterre ou en Allemagne, et un tiers ont moins de 4 agents

Ce conservatisme se retrouve chez les cadres d’entreprise : ils ont le sentiment que leur situation se dégrade, leur taux de syndicalisation est ainsi plus élevé que celui des ouvriers !

Il y a une particularité française, bien soulevée par Philippe Delmas dans Il n’y a pas de malheur français (Grasset, 2007) : la relation avec l’Etat est plus ancienne et plus profonde qu’avec la démocratie. Bien avant la démocratie, l’Etat moderne a instauré certaines formes d’égalité. Les Français ont continué aujourd’hui à attendre de l’Etat qu’il garantisse l’égalité et organise les inégalités acceptables. (Elles le sont quand elles résultent d’une règle, d’une codification connue, donc d’un statut ; ce qui signifie que tout groupe se percevant dans une situation d’inégalité s’estime fondé à demander réparation de ce préjudice à l’Etat ; car il y a bien sûr un effet pervers évident : ce n’est pas l’égalité qui conduit ce mouvement mais l’envie).

On arrive ainsi à une « société de statuts », or cette rigide conception de l’égalité est à rebours de la compétition entre les individus que la démocratie suscite spontanément. Et cette deuxième tendance l’emporte inexorablement sur la première en raison de la prévalence des intérêts personnels de chacun.

Je crois qu’il y a là, n’en déplaise à Philippe, une des principales racines du mal français.

20 réactions »

  1. jugurta dit le 13 avril 2007 à 11:13

    Cop’ peut on dans une société où le secteur marchand permet difficilement de gravir les échelons de la réussite jeter la pierre à ceux qui par dépit choisissent d’entrer dans la fonciton publique et avoir la sacro sainte “sécurité”???

    “faut bien bouffer”…

    Si le marché devenait plus fluide, si les agents de l’Etat étaient rémunérés selon leurs compétences, si ils entraient en concurrence avec des boîtes privées, peut être que leur fonction seraient d’avantage attrayante…le hic c’est que quand j’en dsicute autour de moi une sorte d’idéologisation du travail s’est instaurée dans le fonction publique résumée par cette formule : “pourquoi perdre sa vie à la gagner”

  2. Higgins dit le 13 avril 2007 à 13:22

    L’envie d’égalité qui caractérise la société française est, à mon sens, le frein le plus puissant aux changements dont cette même société a de plus en plus besoin dans notre univers mondialisé.
    Au cours d’un séminaire sur “la conduite du changement”, un consultant nous a fait part des ravages exercés, de façon la plus légale possible, dans certaines administrations au nom de cette “égalité”. Il ne faut donc pas s’étonner de voir des entreprises privées venir piétiner avec allégresse et efficacité les plates-bandes administratives.

    Je ne résiste pas à l’envie de citer Antoine de Saint-Exupéry qui écrivait, à ce sujet, dans “Terres des Hommes” (édition La Pléïade, page148):
    -Vieux bureaucrate, mon camarade ici présent, nul jamais ne t’a fait évader et tu n’en es point responsable. Tu as construit ta paix à force d’aveugler de ciment, comme le font les termites, toutes les échappées vers la lumière. Tu t’es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise, tes routines, les rites étouffants de ta vie provinciale, tu as élevé cet humble rempart contre les vents et les marées et les étoiles. Tu ne veux point t’inquiéter des grands problèmes, tu as eu bien assez de mal à oublier ta condition d’homme. Tu n’es point l’habitant d’une planète errante, tu ne te pose point de question sans réponse: tu es un petit bourgeois de Toulouse. Nul ne t’as saisi par les épaules quand il était encore temps. Maintenant, la glaise dont tu es formé a séché, et s’est durcie, et nul en toi ne saurait réveiller le musicien endormi, ou le poète, ou l’astronome qui peut-être t’habitaient d’abord.

    A l’évidence, nombreux sont ceux qui souhaitent être actuellement des termites….

  3. Copeau dit le 13 avril 2007 à 13:53

    Remarquable cette citation de Terre des hommes, je ne la connaissais pas, merci donc à toi Higgins.

    @ Jugurta : j’entends bien ta remarque, je ne stigmatise personne du reste, je note juste que ce défaut congénital de la fonction publique est en train de gagner le privé. En revanche, je ne saisis pas bien ce que tu entends par “idéologisation du travail” ; si elle existe, au sens où je la comprends, je ne vois pas bien pourquoi la limiter au secteur public. Peux-tu en dire plus ?

  4. Harald dit le 13 avril 2007 à 14:51

    le hic c’est que quand j’en dsicute autour de moi une sorte d’idéologisation du travail s’est instaurée dans le fonction publique résumée par cette formule : “pourquoi perdre sa vie à la gagner”

    Plus précisément il s’agit de: “pourquoi devrais-je travailler pour gagner ma vie alors que mes parents me l’ont donnée?” Il est clair que le malaise grand au sein de la

  5. Harald dit le 13 avril 2007 à 14:56

    Argh fausse manip’

    …des fonctions publiques. L’organisation courtelinesque y est pour beaucoup. On retrouve encore et toujours les médiocres qui dirigent les unités de travail, les services, les départements.

    Tout ce petit monde veille à ce que les compétents ne soient pas trop remarqués. Ainsi naît la frustration, l’idée que l’on est bien assez payé pour ce que l’on fait, que de toute façon que l’on soit consciencieux ou brasseur de vent la carrière n’évoluera pas plus vite.

  6. jugurta dit le 13 avril 2007 à 18:45

    Cop’

    Harald résume assez bien ce que j’entendais par “idéologisation du travail” par que “l’on soit consciencieux ou brasseur de vent la carrière n’évoluera pas plus vite”. j’ajouterai aussi le sempiternel argument massue : “le mot travail vient du latin torture”…ce qui à chaque fois me fait rire jaune…comme si on pouvait comparer nos culs assis devant un pc avec le boulot de mes ancêtres dans des mines ou des chantiers…

    Bref je vois simplement tous les jours autour de moi, et c’était vrai aussi quand je bossais dans le privé, une sorte de recherche de glandouille, tant que l’on peut refiler du boulot à un con qui veut le faire ben on se gêne pas…c’est un peu à qui en fera le moins et qui entubera le système….un vrai monde d’égoïstes petit bourge

  7. Copeau dit le 14 avril 2007 à 8:24

    Absolument d’accord avec vous deux, en effet.

  8. Harald dit le 14 avril 2007 à 10:22

    Je reprends ici, en manière d’illustration, un de mes posts récents dans un thread qui avait trait à la police (surtout ce qui est mis en gras):

    A mon sens, beaucoup des problèmes que nous connaissons avec les jeunes de certains quartiers pourraient être évités si on avait fait évoluer la police vers le modèle américano-canadien. Comment expliquer autrement le fait que pour Montréal, qui est quasiment égale à paris en terme de population comme de superficie, 4.100 policiers suffisent alors que Paris est obliger d’en aligner 18.667? Comment expliquer que ces 4.100 flics puissent présenter des résultats étonnant (-37% de délinquance sur 10 ans!). Ce sont deux doctrines différentes. D’un côté, il y a le modèle français censé plus défendre l’état que le citoyen, de l’autre le modèle qui considère le citoyen comme un client à qui on doit rendre le service pour lequel il paie avec qui on fonctionne en partenariat. Pourquoi croyez-vous que les flics canadiens apprennent les langues des minorités auxquels ils sont confrontés dans leurs secteurs? Sinon pour qu’il puisse y avoir dialogue et compréhension? Pour autant cela n’empêche pas d’avoir recours à la force si le besoin s’en fait sentir, mais c’est un recours ultime, un constat d’échec en somme.

    Qu’on le veuille ou pas, la police, du simple fait qu’elle est un corps constitué émanant de la société, a un rôle social à jouer. Avoir à jouer un tel rôle ne veut pas pour autant dire qu’il faut faire de nos flics des sortes de super nounous, animateurs de quartier plus prompts à organiser des matches de foot avec les jeunes qu’à pratiquer leur métier. Dans les pays anglo-saxons, les polices ont plusieurs outils qui leur permettent d’adapter leurs méthodes en fonction du milieu dans lequel les agents vont évoluer. Il y a d’abord les compte-rendus des agents de terrain qui donnent de précieuses indications, il y a également la technique du mapping. Chaque poste de police reporte en temps réel sur la carte en ligne de la ville chaque lieu où s’est déroulé un fait (délit, crime, etc.), des indications sur la nature du quartier sont également reportées (pourcentage de la population par tranche d’âge, taux de mères célibataires, de parents isolés, ratios de la population par origine, etc.). Des cours sont proposés aux agents dans le cadre de la formation sur les cultures auxquelles ils seront confrontés. Par ailleurs les services de police mettent sur pied en relation avec la municipalité et des associations des programmes contractuels visant à scolariser les jeunes en dérive mais qui ont été détectés comme potentiellement rattrapables. Des programmes de coopération avec les parents ont été mis en place, des programmes de citoyens référents ont été également développés. Enfin et pour finir, des programmes de mise en place d’équipements financés via le mécénat, pilotés par les municipalités et les associations ont été mis en place.

    Sur le chapitre de la culture du chiffre, le modèle américain Compstat a été fort mal compris par la hiérarchie française lorsqu’elle l’a importé. Le but initial ne consistait pas à imposer aux policiers des réductions drastiques de la criminalité prédéfinies de manière plus ou moins arbitraire. Il s’agissait avant tout d’utiliser l’outil statistique pour identifier les “points chauds” (hotspots) de la délinquance, ainsi que de rendre plus transparente la productivité policière et mettre en lumière des bonnes pratiques qui pourraient ensuite être généralisées à l’ensemble de l’organisation pour éliminer ces “points chauds”. L’objectif était principalement d’identifier les bons et les mauvais gestionnaires, c’est à dire ceux qui sont capables (ou incapables) d’inventer et de mettre en oeuvre de nouvelles stratégies et façons de travailler. D’un système particulièrement intéressant car il permet d’auditer à la fois le travail de la hiérarchie et le travail des agents, on en a fait un outil destiné à mettre la pression, système particulièrement générateur de stress et qui à mon sens n’est pas pour rien dans l’important taux de suicide qui frappe la profession. Fait très peu médiatisé par ailleurs.

    Oui, ce sociologue met le doigt sur pas mal de dysfonctionnements, sur des erreurs de stratégie, d’appréciation et surtout sur l’incompréhension française de ce que doit être l’ordre public. Le monde a évolué. On ne peut pas d’un côté désirer une mondialisation libérale, c’est à dire une coopération volontaire tout en prônant un ordre public issu d’une vision policière datant grosso modo de Vichy. Si le monde a évolué, la société également. En fait, ce refus de voir évoluer la notion d’ordre public vers une gestion coopérative avec les citoyens est symptomatique de notre société bloquée qui refuse en bloc à la fois le libéralisme et la mondialisation. L’état doit imposer l’ordre. J’avoue que ce qui me fait le plus mal, c’est de voir des libéraux défendre cette vision.

    Nous avons ici un exemple concret non seulement de l’incompréhension d’une méthode, mais également de la perversion qu’elle peut causer à la fois en terme d’image mais également de fonctionnement. Le flic à la base est sommé de faire du chiffre pour que la hiérarchie puisse présenter de bons bilans. Seulement cela conduit à éloigner la police des citoyens, ces derniers se sentant la cible d’un racket. En outre, la vision policière n’ayant pas véritablement varié depuis 1941, le décalage entre une société où la mondialisation fait sentir ses effets, malgré le refus plus ou moins global de celle-ci, ce inadéquation donc se fait d’autant plus ressentir. Si l’on ajoute une justice qui applique de moins en moins le droit parce qu’une partie de la magistrature suit un corpus idéologique développé par les théoriciens du syndicat de la magistrature, on ne peut qu’avoir des fonctionnaires dont la démotivation va croissant.

  9. jugurta dit le 14 avril 2007 à 11:23

    Merci harald pour ce texte sur la police…que l’on pourrait extrapoler pour tout service au public…

    je me souviens d’une question lors de mon oral à un concours : “Etes vous pour la rémunération au mérite?”
    j’avais essayé de défendre mon avis sur le fait que nous devions rendre service au public, et que payés par l’impôt des citoyens, nous avions encore plus de devoir que le client d’une entreprise…

    c’était ma vision des choses à l’époque…on m’a répondu, certes, mais comment “comptabiliser” un résultat pour des policiers, des médecins, des fonctionnaires? Une question à laquelle votre texte Harald répond en partie.

  10. Copeau dit le 14 avril 2007 à 12:59

    Je voudrais souligner le fait que dans nombre de collectivités locales (les plus grandes, évidemment), et pas mal d’hôpitaux, les méthodes de management et de rémunération n’ont strictement rien à voir avec celles de l’Etat.

  11. Higgins dit le 14 avril 2007 à 13:07

    @Harald

    Que voila des choses bien dites. Pour ma part, je prendrai l’exemple de la lutte contre l’insécurité routière. Elle vise moins à mon sens à rééduquer le conducteur fautif qu’à faire rentrer de l’argent, du chiffre donc. Le positionnement des radars est tout à fait emblématique de cet état d’esprit. Très (trop) souvent, ces derniers sont mis en place dans des lieux où tout le mopnde roule, car la route l’incite de façon naturelle, un peu trop vite. Une action de prévention routière qui se voudrait pérenne devrait logiquement déboucher sur une raréfaction grandissante des infractions constatées. Je crois qu’on en est très loin. Non seuleument, les infractions ne diminuent pas (et je ne parle même pas de la vitesse) mais pour justifier de son efficacité, le système a besoin de plus en plus de moyens. Tout cela, évidemment, au détriment des missions régaliennes des Forces de l’ordre.

  12. jugurta dit le 14 avril 2007 à 13:18

    “les méthodes de management et de rémunération n’ont strictement rien à voir avec celles de l’Etat.”

    Cop’, tu peux à ton tour expliciter ton propos?

  13. Copeau dit le 14 avril 2007 à 13:33

    Aujourd’hui, dans les collectivités locales, on applique fréquemment les règles de management par les processus, de démarche qualité, de recherche de la performance, d’analyse des coûts (en matière de systèmes d’informations, de délégations de service public, par exemple), les critères de la LOLF y ont été déclinés et adaptés.

    D’autre part, le régime indemnitaire (les “primes”, quoi) est en général fonction des résultats et/ou des responsabilités des agents. Il est d’ailleurs sans commune mesure plus élevé que la fonction publique d’Etat.

    Aujourd’hui, je connais plusieurs collectivités locales (en fait, un nombre assez important) gérées comme des entreprises (voire mieux). D’ailleurs, le personnel n’est pas toujours fonctionnaire, loin de là.

    Pour faire le tour de la question, il y a par exemple les deux volumes de Serge Huteau, Le management public territorial.

  14. Harald dit le 14 avril 2007 à 13:47

    Encore faut il s’entendre sur ce que l’on désigne sous le terme “collectivités locales”. S’il s’agit essentiellement des communes, je suis plutôt enclin à acquiescer.

    Ainsi, dans la commune où je réside, le maire pourtant socialiste, fait appel de plus en plus à du personnel sous contrat pour des missions techniques précises telles que la mise en place d’un site web, une étude quant au montage du PLU, etc. La mission finie, au revoir. Cela a le don de faire hurler les syndicats. En outre, il a supprimé le régime classique des primes au profit d’un régime indemnitaire global, nettement moins lisible. Les nouveaux embauchés négocient leur régime indemnitaire. Autres motifs de l’ire syndicale.

    Par ailleurs, une politique d’économie est mise en place, pilotée par un DGA dont la mission consiste à traquer la moindre économie possible, à titiller les chefs de services pour que leurs budgets soient revus à la baisse, etc. Toutes ces choses pourraient être belles et bonnes si la majeure partie de tout le fric mis à gauche (hé hé) n’était pas illico gaspillé en travaux aussi inutiles que coûteux et fêtes populaires totalement grotesques et démesurées compte-tenu de la taille modeste de la ville.

    Quant aux autres collectivités locales (régions et départements) j’ai plutôt l’impression que leur mode de fonctionnement est plus ou moins calqué sur celui de l’état. Pour ce que je puis en voir, je n’ai pas l’impression qu’une telle politique y soit mise en place.

  15. Etienne dit le 14 avril 2007 à 13:53

    Il me semble que le ministre des finances démissionné en 2000 pour avoir tenté de mettre en place la dite réforme, c’est Christian Sautter, et non pas DSK, qui avait quitté son poste plus tôt, en 1999, à l’occasion de sa mise en examen dans l’affaire de la MNEF.

  16. Copeau dit le 14 avril 2007 à 15:30

    Harald, c’est un domaine que je connais (relativement) bien et j’ajouterai simplement une chose à ta remarque : les départements sont en effet totalement calqués sur l’Etat (ce qui est logique, la plupart des effectifs ont été transférés des préfectures au moment de la décentralisation de 1982) ; en revanche, les structures plus récentes que sont les régions et les intercommunalités fonctionnent très sincèrement sous un tout autre mode.

    @ Etienne : tu as raison, je rougis de mon erreur.

  17. jugurta dit le 14 avril 2007 à 17:43

    Ok Copeau merci pour ces infos…

  18. Harald dit le 14 avril 2007 à 19:52

    @ Higgins:
    Vous avez tout à fait raison, il s’agit plus d’une collecte d’impôt déguisée que d’une réelle opération de sécurisation des routes françaises. Si il y avait une réelle volonté d’a

  19. Harald dit le 14 avril 2007 à 20:01

    Argh encore une fausse manip’! Damned!!

    … d’amélmiorer la sécurité routière, cela passerait d’abord par l’investissement dans la modification de l’infrastructure. or, jusqu’à présent, la politique des DDE en matière de modification des zones accidentogènes tient du pur cynisme. Tant qu’un point précis n’a pas généré un nombe “x” de morts, il est hors de question de lancer une réflexion sur la nécessité de corriger le tracé.

    Pour ma part, mon expérience personnelle, professionnelle, sans parler de ce que j’ai pu constater en terme de pratiques à l’étranger, me poussent à affirmer que la vitesse n’est en rien dangereuse. En revanche, l’absence de réelle maîtrise du véhicule consécutive à un apprentissage on ne peut plus basique de la conduite est certainement le facteur le plus important en terme d’insécurité routière. Qui à l’heure actuelle en France peut se vanter de savoir maîtriser son véhicule par temps de pluie, sur route enneigée, verglacée? Qui peut se vanter de savoir rattraper son véhicule lorsque ce dernier part en dérapage?

    @ Copeau:
    Je suis plutôt d’accord avec ton dernier post. Ceci dit, concernant les intercommunalités, tout est fonction de l’élu qui préside. Celle qui englobe ma commune de résidence est présidée par notre bon député-maire. Autant dire que la gestion est… socialiste. En 4 ans d’existence la communauté de communes est à la gorge financièrement parlant au point que certains s’interrogent sur la nécessité de créer une taxe supplémentaire pour la financer, enfin tenter de combler le déficit.

  20. spettacoli di teatro dit le 6 mai 2007 à 19:34

    spettacoli di teatro…

    Copeau Reloaded » A propos des blocages de la société française…

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