10 mars 2007

Mars et le réchauffement climatique

> écologique — Copeau à 19:09

Vous connaissez mon désappointement en matière de réchauffement climatique, plus précisément de l’origine humaine ou non de celui-ci. Afin de compléter notre réflexion, voici un article de Stéphane qui montre, semble-t-il (je prends des gants dans ce sujet) que sur Mars aussi, le climat se réchauffe. Ce qui bien sûr ruinerait les tenants du rapport du GIEC.

L’horreur des “lettres de sécurité nationale”

> politique — Copeau à 18:21

Depuis le Patriot Act de 2001, renouvelé en 2006, le FBI s’est vu confier des pouvoirs d’investigation très particuliers, pour pourchasser les suspects suite aux attentats du 11 septembre. Il peut, sur simple demande (qui reste secrète), émettre des lettres de sécurité nationale, sans avoir besoin de passer par un juge. Les banques, les FAI, les compagnies de téléphone, les organismes de crédit, les agences de voyages sont tenus de fournir à la police fédérale tous renseignements utiles sur leurs clients.

Le FBI et les auteurs de la loi promettaient en 2001 que les lettres de sécurité nationale resteraient un outil efficace mais exceptionnel. En réalité, c’est à peu près 50 000 personnes qui ont été espionnées. 140 000 lettres ont été émises.

Moralité ? Le terrorisme, réel ou fantasmé, est le meilleur allié du pouvoir d’Etat. C’est dans ces moments-là qu’il faut faire preuve de la plus grande fermeté sur les principes fondamentaux des sociétés libérales, même si le contexte rend l’exercice particulièrement difficile… Il n’en est pas moins indispensable.

La vraie limite n’est pas le gouvernement, mais la société

> atomique — Copeau à 14:04

«L’anarchiste croit que le gouvernement est la limite de la liberté. Il espère, en détruisant le gouvernement, élargir la liberté. Mais la vraie limite n’est pas le gouvernement mais la société. Le gouvernement est un produit social comme un autre. On ne détruit pas un arbre en coupant une de ses branches. »

(Han Ryner, Petit manuel individualiste, 1903)

Les Morsures de l’aube

> cinématique — Copeau à 8:19

Film français d’Antoine de Caunes (2001), avec Guillaume Canet, Asia Argento et Gérard Lanvin.

Tiens, je ne l’avais pas forcément remarqué, mais cela fait un bon moment que je n’ai pas chroniqué de film. Alors faute avouée à demi réparée. Je voudrais vous entretenir des Morsures de l’aube, le premier film réalisé par Antoine de Caunes.

A 29 ans, Antoine, night-clubber invétéré, dort le jour et vit la nuit, errant dans les rues de Paris et forçant les entrées des lieux les plus prisés. C’est grâce au mystérieux Jordan qu’il accède aux nuits branchées. Mais le pique-assiettes se fait prendre à son propre piège et un homme, menaces à l’appui, l’engage à retrouver le fameux Jordan avec qui il a un compte à régler. Ne sachant que faire, Antoine, épaulé par son ami Etienne, se lance à sa recherche et rencontre sa soeur ténébreuse, Violaine, dangereux oiseau de nuit.

Rien ne résume mieux ce film que ce dialogue :

Violaine : tu n’as pas peur de moi, Antoine ?

Antoine : non, pourquoi j’aurai peur de toi ?

Violaine : Parce que dans Violaine, il y a viol et haine…

Autant vous dire que j’adore ce film, pour deux raisons. La première est l’aspect cross-over choisi volontairement par Antoine : ce mélange de comique, de film noir et de gothique presque fantastique. C’est un jeu dangereux, qui jamais ou presque n’a réussi. Presque car, finalement, les gialli du père d’Asia, Dario, mélangeaient bien l’érotique soft et l’horreur gore sans sourciller. Antoine actualise quelque peu le concept, et c’est un quasi sans faute. Je ne lui reprocherait que l’absence d’érotisme, justement, au moins à la mode italienne, tant Asia explose l’écran de sa lascivité naturelle.

C’est précisément ma seconde raison d’aimer ce film : Asia Argento. Vous savez bien mon appétence pour les filles goths/SM/fetish, et je ne saurai donner meilleur exemple de l’archétype de ce style qu’avec Angelina Jolie (fort présente sur ce blog, comme vous l’avez noté) et Asia Argento. Leur beauté morbide me fascine, m’hypnotise, me fait fondre. Je trouve Asia particulièrement sensuelle ici, bien plus que dans Scarlet Diva, film pourtant tourné au même moment.

Pour le reste, le film - qui est un premier film - est de facture relativement classique, avec une fin qui laisse sur sa faim. C’est l’adaptation d’un roman de Tonino Benaquista, et on peut reprocher à Antoine de ne pas avoir retranscrit avec grande originalité le monde de la nuit ; tout y est assez plat et répétitif. Même musique, mêmes têtes, même champagne, mêmes looks (sauf la scène en club échangiste - fétichiste, avec un José Garcia hilarant). Du coup, il y a quelques longueurs, que les péripéties de Guillaume Canet ne parviennent pas à masquer complètement.

Je retiens tout de même un film extrêmement original pour le cinéma français, qui, malgré ses imperfections et défauts de jeunesse, parvient tout de même à nous faire passer un excellent moment. Et merci Antoine du casting, qui fait pour beaucoup dans le plaisir qu’on éprouve à le regarder (j’aurais pu parler aussi de Gérard Lanvin, parfait, comme toujours).